Contes de la nature

La nature en mots et en dessin.

Protection des batraciens

En vue de la protection de la migration des crapauds lors de la ponte

Crapaud

Proposition d'animation sur les chouettes dans les écoles

Mon beau-frère, passionné de nature, travaille avec le Parc de Chevreuse. Il m'a demandé de composer un conte pour accompagner une animation sur les chouettes. Lien sur Bonnelles Nature.
Chouette

 

Que se passe-t-il à l’hôpital des Clochettes ?

HULOTTE  : Bonjour… Ou plutôt… bonsoir, puisqu’il fait nuit ! Je m’appelle Hulotte et mon bec est cassé.

ATHENA : Bonsoir… Je m’appelle Athena, je suis toute petite et également blessée : c’est une de mes griffes qui est cassée.

EFFRAIE : Bonsoir… Je m’appelle Effraie. Je suis une dame blanche et une chouette infirmière à l’hôpital des Clochettes. Bien que je leur fasse peur avec mes coupe-ongles et mes limes, je suis quand-même gentille avec mes malades. Mais j'aimerais que le docteur soit plus souvent là parce qu’il ne faudrait pas que le bec d’Hulotte et lla griffe d’Athena repoussent trop droit ! Car, voyez-vous les enfants, si les becs et les serres des rapaces sont crochus, c’est pour pouvoir serrer leurs proies.

HIBOU : Hou, Hou… C’est moi, le Docteur Hibou. Je suis énervé et ça se voit car, voyez-vous,  mes aigrettes sont toutes raides sur ma tête. Bah oui, si je suis énervé c’est parce qu’Effraie me reproche de ne pas être au chevet de mes malades. Mais c’est que, moi, je dois aller chasser à leur place pour les soigner ! Pour ça, je me sers de ma grosse tête qui peut faire ¾ de tour, de mes yeux qui regardent tout droit devant moi en vol et de mes oreilles qui se trouvent sous les plumes de mes joues pour repérer les cris des souris que je suis seul à pouvoir entendre !

Hopital clochettes

Lire la suite

"Ecris-moi un tableau"

"Ecris-moi un tableau" me demande Laurent Searle de la compagnie du Vers Volant. Nous sommes à la médiathèque de Jouars-Pontchartrain pour un 3ème atelier d'écriture d'une série de 4. Malheureusement, la pluie et le vent ne nous ont pas permis de mettre le nez dehors et ce que j'avais prévu de réaliser a été remplacé par un travail sur le portrait.

J'ai toutefois tenu à regarder le Mémo à travers un cadre pour l'écrire et le dessiner dans toute sa rondeur.

Dessine moi 1

"Ecrire, c'est comme prendre une photo avec des mots, c'est comme peindre un tableau (...)

Balade poétique entre rêve et réalité

Toutes les photos prises lors de cette balade sont de mon mari.
Codes de lecture des textes : en noir, la réalité ; en violet, le rêve.

De part et d'autre de la Rue de Chennevières :
- à droite, la tranchée couverte de la RN12, murée, avec un haut portail que j'assimile volontiers à l'entrée d'une prison pour insectes (voitures filant vers la plaine, canalisées par les merlons en sortie de la tranchée couverte).
- à gauche, un jardin baptisé en juin dernier "Les Portes de la Plaine" qui accueille dans mon imaginaire 2 jolies coccinelles depuis un an. Elles se sont reproduites cet été et la chrysalide de leur progéniture séjourne sous des feuillages dans le jardin.

Le 4 octobre, balade poétique et nocturne entre rêve et réalité

Nous descendons par le sentier bucolique qui longe la déviation de la RN12. Nous y rencontrons, champignons, hautes herbes, plantes et fleurs sauvages et assistons également à l'envol de canards et de poules faisanes. Nous débouchons alors sur le rond point pavé situé en bout de la Rue du Pont, s'ouvrant sur la plaine et l'église de Jouars.

Il y un an, une libellule héliportée survolait dans un bruit effroyable le clocher de Jouars et venait se poser sur l'aire pavée pour y débarquer deux petites coccinelles en nous demandant de bien vouloir les conduire à la prison pour insectes. Nous n'acceptions pas cet ordre que nous jugions exagéré et libérions les deux coccinelles dans le chemin bucolique en leur attribuant un travail d'intérêt général : manger les pucerons !

Le 4 octobre, balade poétique et nocturne entre rêve et réalité

Le 4 octobre, balade poétique et nocturne entre rêve et réalité

Nous remontons la Rue du Pont en longeant le ru d'Elancourt et sa succession de petits ponts dans les jardins.Puis nous arrivons à la magnifique chaumière de Chennevières.

Une hirondelle est née cet été sous le toit de la chaumière. Lorsqu'elle fut en âge de voler et d'aller se nourrir seule, ses parents lui ont défendu d'aller vers la plaine, bien trop vaste pour elle. Aussi, survole-t-elle le hameau et le ru d'Elancourt pour se rendre dans le jardin des Portes de la Plaine. Là, après avoir trouvé toute une nourriture en quantité dépassant la raison, elle découvre sous une feuille la petite chrysalide de coccinelle. Et elle se dit que celle-ci serait bien mieux dans la plaine pour servir d'insectiside naturel dans les champs. Elle l'enlève donc et l'emmène dans son bec en remontant le cours du ru de Maurepas. Pendant ce temps, ses parents batifolent dans le parc du château des Tuileries.

Le 4 octobre, balade poétique et nocturne entre rêve et réalité

Notre hirondelle finit par déposer la chrysalide en bordure de la Rue de l'Echiquier. Là, la nymphe s'épanouit tellement qu'elle gonfle, gonfle, gonfle encore, jusqu'à ce que son habit de soie se déchire pour libérer une Bête à Bon Dieu géante dans l'infini de la Plaine de Jouars.

C'est à ce moment que François Tilly, artiste plasticien créateur de la chrysalide,  arrive près de notre groupe pour nous expliquer toute la génèse du projet du PNR "Poétique du Paysage" ainsi que celle de la chrysalide.
Puis notre moment de poésie se termine à 20h30 sur la chanson "Suzanne" de Léonard Cohen interprétée à la guitare et avec brio par Jean-Pierre Bianchi. Merci à toutes et à tous pour cette belle aventure sans prétention.
Ecoutez l'histoire de la petite chrysalide en MP3
Lien sur le site du PNR